(2 très belles compositions à mon sens dans ce programme de Morten Lauridsen et Eric Whitacre)
MUSIQUE AMÉRICAINE
MUSIQUE DITE "EARLY AMERICAN"
St Martin ‘s William Tansur (1700-1783)
David’s Lamentation William BiIIings (1 746-1 800)
Is Any Afflicted ? William Billings
DE LA TRADITION LUTHÉRIENNE
Beautiful Savior arr. FM. Christiansen (187i-1955)
Praise to the Lord arr. F.M. Christiansen
MUSIQUE MODERNE
La Rose complète (Les Chansons des Roses) Morten Lauridsen (né en 1943)
Water Night Eric Whitacre (né en 1970)
DE LA TRADITION DES SPIRITUALS
Witness arr. Jack Halbran (1916-1997)
ekie1 saw da wheel arr. William Dawson (1899-1990)
Abide with me arr. Moses Hogan (1 957-2003)
Pionniers américains
Les colons de Plymouth sont à l’origine de la forme la plus ancienne et la plus influente de la composition américaine: la mise en musique a capella des psaumes. Les psaumes sont le premier vaste répertoire de musique imprimée (contrairement à la musique traditionnelle) à avoir voyagé de Grande Bretagne jusqu’aux colonies nord-américaines. On a globalement sous-estimé le nombre d’instruments de musique qui furent apportés dans les colonies de la Nouvelle Angle- terre, mais la musique se faisait d’abord a capella.
La colonie de Plymouth fut incorporée à celle bien plus vaste de la Baie du Massachussets, fondée par les Puritains en 1630. Les Puritains utilisaient à l’origine le psautier de Sternhold et Hopkins, mais n’étant pas satisfait des traductions, ils en publièrent une nouvelle version en 1640, que l’on connaît sous le nom de Bay Psalm Book, premier livre publié dans les colonies britanniques de l’Amérique du Nord. On pense que les premiers colons étaient de talentueux musiciens. Edward Winslow, un colon de Plymouth, a dit « beaucoup dans notre congrégation étaient des musiciens experts ».
Ces premiers colons avaient l’habitude de chanter les psaumes en variant la métrique, et avec beaucoup de liberté rythmique. Au fil du temps, les psaumes perdirent leur métrique variée, et le nombre de mélodies généralement utilisées déclina également. Cette réduction des psaumes peut ainsi être reliée à la dégradation du niveau musical parmi les colons qui arrivèrent dans un second temps. Des écoles de chant et leurs cahiers de mélodies furent alors créés pour apprendre aux fidèles à chanter et lire la musique correctement. Et dans cette société de pionniers dont la culture était essentiellement campagnarde, où la musique était toujours considérée comme un moyen de recueillement religieux ou de distraction sociale, les écoles de chant et leurs cahiers de mélodies se développèrent avec beaucoup de succès et devinrent très populaires.
Les modèles dominants furent créés en Nouvelle Angleterre et atteignirent leur apogée durant la période 1770-1820, pendant laquelle les colonies gagnèrent leur indépendance. Le premier maître de chant influent et fort respecté, compositeur et assembleur de cahier de mélodies, William Billings, fut également le plus indépendant et le plus original. Son premier recueil publié ne comportait que des œuvres composées par Billings lui-même, contrairement aux recueils publiés auparavant. Plus de 300 cahiers de mélodies furent publiés à l’époque. Les principaux styles associés à ce mouvement sont la mélodie simple, la fugue, la « set piece » et l’ancienne.
La plupart des textes étaient religieux, soit des psaumes ou des hymnes évangé1iques. La musique était à quatre voix, en général non accompagnées, et c’est souvent au ténor qu’était confié I’ « air ». Parmi les compositeurs de ce style et cette époque, on compte Supply Belcher, Jeremiah Ingalis, Oliver Holden, Samuel Holyoke, Daniel Read,Timothy Swan and Andrew Law.
La tradition luthérienne
Il y a plusieurs branches de l’église luthérienne aux Etats-Unis. À travers leurs différences et leurs tendances plus ou moins conservatrices, elles ont en commun leur musique. La musique, plus particulièrement l’orgue et le chœur a capella, est une caractéristique et presque un fondement de l’église luthérienne.
L’étude des cartes montre où les différents groupes ethniques se sont installés aux Etats-Unis. Les norvégiens, suédois et danois s’installèrent principalement dans le nord du Midwest. Les allemands, bien que très dispersés à travers les Etats-Unis, se concentrèrent également fortement au centre du pays. Ces informations sont particulièrement importantes lorsqu’on s’intéresse à la musique. Ces groupes apportèrent plus que leur langage et leur famille avec eux lorsqu’ils s’installèrent.lls apportèrent et maintinrent également leurs pratiques religieuses, partie la plus notable de la foi luthérienne.
Tout au long du développement du système universitaire américain, les religions ont eu un impact sur certaines universités. Bien que les grandes universités publiques soient laïques, les plus petites universités privées ont souvent été affiliées à une institution religieuse. Les universités d’affiliation luthérienne existent partout à travers le pays, mais on remarque une plus grande densité dans les régions à forte tradition scandinave et allemande. Dans les communautés luthériennes, la chorale paroissiale, qui chante souvent particulièrement bien, est très estimée, c’est pourquoi il est peu surprenant de constater que ces universités d’affiliation luthérienne ont des chorales de renom. Ce style de chant, très homogène et fortement soutenu par la basse, trouve son origine au St Olaf College.
Fondé par les immigrants norvégiens en 1874, St Olaf College est une petite université qui comporte 3058 étudiants et est située à Northfield dans le Minnesota, une ville de 18000 habitants. L’église luthérienne St John’s fut considérée comme l’église de St Olaf College au début du yje siècle. Frederik Melius Christiansen réorganisa la chorale paroissiale en 1907, en recrutant parmi les étudiants et professeurs de St Olaf. Sous sa direction rigoureuse, la chorale se mit rapidement à donner des « messes chantées » à St Olaf College et dans les églises locales également. En 1912, peu de temps avant sa première tournée dans le proche Wisconsin, la chorale prit le nom de St Olaf Lutheran Choir, en remplacement de St John’s Church Choir. Pendant les trente années qui suivirent, Christiansen dirigea la chorale St Olaf, cherchant toujours plus de perfection dans l’intonation, l’homogénéité, la diction et le phrasé. Fort de son éducation musicale, et désirant proposer aux chanteurs et au public une expérience intellectuelle et spirituelle, il donna des programmes comportant la musique de J.S. Bach, des maîtres russes et des grands compositeurs allemands de l’époque. La musique norvégienne également produite suggère que St Olaf Lutheran Choir était une source d’identité et de fierté ethniques. St Olaf Lutheran Choir retrouva sa « patrie » culturelle au cours d’une tournée en Norvège en 1913, où bon nombre de chanteurs avaient encore de la famille. Un moment important pour la réputation grandissante de la chorale fut sa tournée de la côte est américaine en 1920. Chantant à New-York et dans d’autres capitales de la musique, la chorale fut acclamée pour ses extraordinaires concerts de musique a capella. La reconnaissance internationale vint avec la tournée en Allemagne en 1930.
La qualité du chant se renforça encore, et le répertoire de la chorale s’élargit sous la direction du fils de Christiansen,Olaf.Olaf Christiansen, qui dirigeait déjà la chorale de Oberlin College dans l’Ohio, fut un chef respecté de 1941 à 1968.11 ajouta la musique du XVle siècle ainsi que la musique américaine moderne aux hymnes préférés par son père. Kenneth Jennings, ancien élève de St Olaf College, et ancien membre de la St Olaf Choir, ayant un Master’s degree du conservatoire d’Oberlin et un doctorat de l’université de l’Illinois, dirigea ensuite l’ensemble de 1968 à 1990. lI en élargit encore le répertoire en dépassant les œuvres traditionnelles d’Europe de l’Ouest pour s’intéresser à l’Europe de l’Est et la musique asiatique, en utilisant de temps en temps des instruments. En 1970, la St Olaf Choir fit l’ouverture du festival international de musique de Strasbourg, en France, se distinguant ainsi comme le premier ensemble universitaire jamais invité à se produire dans ce prestigieux festival. En 1972, Jennings et sa chorale furent à nouveau invités à Strasbourg pour donner la monumentale messe en Si mineur de J.S. Bach avec l’orchestre philharmonique de Strasbourg.
Le chef de chœur actuel est Anton Armstrong, qui est diplômé de l’université d’illinois ainsi que de la Michigan State University. La chorale St Olaf est très connue non seulement pour son histoire très riche mais aussi pour ses concerts et son répertoire actuels. Son concert de Noël est diffusé en direct à la télévision nationale, et plus de 25000 personnes se déplacent pour écouter la chorale lors de sa tournée annuelle. Parmi les chefs d’orchestre de renom qui ont travaillé avec la chorale St Olaf, on compte l’allemand Helmut Rilling, l’américain Robert Shaw, ainsi que le compositeur anglais Sir David Willcocks.
Ce style de chant a eu un impact considérable sur le chant choral aux Etats-Unis, depuis ses racines scandinavo et germano-américaines, jusqu’à l’affiliation d’universités américaines et d’églises luthériennes, et la dissémination de ce style par les anciens élèves et autres chefs de chœur. Ce son homogène, parfois même appelé « le chant du Midwest », a influencé de nombreuses chorales universitaires du Midwest et du reste du pays.
Musique moderne
Il ne faut pas chercher bien loin pour trouver de la musique contemporaine aux États-Unis. Des compositeurs mondialement connus continuent à composer de la musique moderne. Ces œuvres commissionnées se jouent parfois a capella, à la demande du département choral qui a commandé l’œuvre. Des œuvres plus vastes mélangeant les départements choral et orchestral sont bien sûr également commissionnées, pour des concerts chœur-orchestre Souvent les professeurs de composition et les compositeurs en résidences font jouer leurs nouvelles œuvres par les autres départements. C’est un avantage du système universitaire américain qui donne une certaine fraîcheur aux œuvres exécutées par les ensembles universitaires. La musique moderne s’étend évidemment sur un vaste éventail qui va des choses les plus simples comme les arrangements de chansons populaires, aux œuvres atonales plus difficiles.
Les spirituals / le Gospel
Depuis leur arrivée sur les côtes américaines en 1619, les Africains ont eu beaucoup de raisons de chanter. La plupart d’entre eux ne comprenaient que très peu ou pas les langues européennes que parlaient ceux qui les capturaient, ceux qui les transportaient au cours du difficile voyage vers le nouveau monde, ou ceux qui devenaient leurs maîtres quand ils étaient vendus comme esclaves. Avec le temps, quand ils apprirent petit à petit l’anglais et apprivoisèrent les traditions chrétiennes, ils se mirent à chanter dans leur nouvelle langue et à incorporer des éléments du Nouveau et de l’Ancien Testament dans leurs chants. Les notions bibliques de libération de l’oppresseur et de liberté spirituelle prenaient une signification profonde au regard de leur captivité. Comme peu d’esclaves purent apprendre à lire ou à écrire, les chants qui racontaient leurs histoires furent rarement écrits, mais certains textes et certaines mélodies furent certainement transmis de génération en génération.
Certains chants accompagnaient le travail dans les champs, leur rythme utile à la coordination de certaines activités qui demandaient de la synchronisation.
D’autres chants évoluèrent dans le contexte de la prière qui devait souvent se faire en secret, les maîtres craignant qu’elle incite à la rébellion et pousse à la fuite.
Dans ce contexte, les textes des chants des esclaves devinrent souvent à double sens, au fur et à mesure que le mouvement abolitionniste et les efforts pour libérer les esclaves par tous les moyens nécessitèrent des moyens de communication discrète. Les références subversives au « paradis » ou à « la maison de mon Père » pouvaient en fait signifier le Canada, ou un arrêt sur le chemin (Underground Railroad). Le Jourdain pouvait aussi faire référence à la rivière Ohio, qui marquait la frontière au- delà de laquelle les esclaves pouvaient se considérer comme relativement en sécurité et sans risque d’être à nouveau capturés, et la « gourde » était en réalité la Grande Ourse, par laquelle les fugitifs pouvaient se diriger lors de leurs fuites nocturnes. Ainsi, de même que le christianisme se réfère à la libération de l’esprit et la joie éternelle qui s’ensuit, les spirituals devinrent le moyen d’entretenir la foi des captifs.
Le Gospel, une forme de musique noire- américaine, provient d’un mélange entre la musique religieuse, les chants spirituals et le blues. Le mot « Gospel » désigne la vie et les enseignements de Jésus décrits dans les quatre premiers livres du Nouveau Testament, et c’est bien de cela qu’il est question dans les chants traditionnels du Gospel. Les mélodies et le rythme des Negro spirituals et du Gospel furent très influencés par la musique de leur environnement culturel. Ce qui signifie que leur style varia beaucoup. Les tout premiers Negro spirituals furent inspirés de la musique africaine, bien que les mélodies fussent proches de celles des cantiques. Certains, que l’on appela « shouts » (des « cris »), étaient accompagnés de danses traditionnelles, au cours desquelles on tapait des mains et des pieds. Les « shouts» et les « ring shouts » (cris en cercle) sont des vestiges des danses primitives africaines. Les spirituals étaient chantés dans les églises avec une participation active de l’assemblée (comme c’est toujours le cas dans l’église pentecostale). Les paroles restèrent principalement proches de celles des premiers Negro spirituals. Le Dr lsaac Watts, un prêtre anglais, disait que « les prêtres devaient cultiver les dons de prêche et de prière à travers l’étude et l’assiduité, ils devaient également cultiver la capacité à composer des chants spirituels et l’exercer en parallèle avec les autres aspects de la religion, le prêche et la prière ».Ainsi, des spirituals éducatifs furent écrits par les prêtres et enseignés aux assemblées par eux-mêmes ou par les diacres. La qualité du chant se distinguait par ses tons durs,à pleine voix, et/ou nasaux, et une exploitation fréquente du falsetto, des grognements et des gémissements.
Alors que les Negro spirituals traditionnels continuèrent à être chantés, de nouveaux chants Gospel furent créés. Les paroles de ces nouveaux chants concernent la bénédiction du Seigneur, le progrès personnel et la vie communautaire harmonieuse. Bon nombre d’entre eux furent inspirés par les problèmes sociaux: la ségrégation, le manque d’amour, les drogues, etc... Lors de la bataille des Civil Rights dans les années 60, les Negro spirituals comme « We shall overcome » (» Nous vaincrons »), Oh Freedom » (» O Liberté »),et « This Littie Light of Mine » (» Ma petite lumière ») furent chantés.
BIOGRAPHIES
William Billings
(7 octobre 1746 - 26 septembre 1800), compositeur américain de mosique chorale, est considéré comme le père de la mosiqoe chorale américaine et do cantiqoe. Billings est né, a vécu et est mort à Boston pendant les années agitées de la révolution américaine. Il était tanneur et n’avait aocune formation musicale. Billings a créé ce qui est aujourd’hui reconnu comme le style américain.
La plus grande partie de sa musique est écrite pour choeur a
capella à quatre voix. Ses nombreuses hymnes et anthems »
ont été pour la plupart publiés dans les recueils suivants
Pie New-England Psalm-Singer (1770)
The Singing Master’s Assistant (1778)
Music in Miniature (1779)
The Psalm-Singer’s Amusement (1781)
The Suffolk Harmony(1786)
The Continental Harmony (1794)
Sa musique est tantôt vigoureuse et exaltante comme dans sa chanson patriotique Chester tantôt extatique comme dans son Hymn Africa ou encore joyeuse et d’une écriture complexe comme dans son EasterAnthem, ce dernier sonnant comme ou petit chœur de Händel a capella. On trouve toujours one certaine pureté dans sa musique qu’expliquent les liens qu’il a gardés avec la folk music. Billings écrivait souvent les textes de ses œuvres. La musique comme le texte sont parfois étranges mais sont toujours vigoureux et vivants.
Si l’on compare les paroles de Luc 2:8-11 de Billings
avec les paroles de Nahm Tate, écrivain ayant inspiré Billings, on voit la complexité de Billings:
Tate:
While shepherds watched their flocks by night
Alt seated on the ground,
the angel uf the Lord came down,
And glory shnwn around.
Billings:
As shepherds in Jewry were guarding their sheep,
Promiscusly seated estranged from sleep;
As Angel from heaven presented to vlew,
And thus he accosted the trembling few
Dispel ail your sorrows, and banish yoor fears,
For Jesus our Saviour in Jewry appears.
Billings écrivait aussi de longues préfaces dans lesquelles il expliquait (souvent dans une prose excentrique) les rudiments de sa musique et comment il faut chanter ses oeuvres. Ses tevtes montrent son savoir dans la technique du chant et exposent ses conseils sur l’interprétation de sa musique. Bien connue de son vivant son oeuvre est tombée dans l’oubli après sa mort. Sa carrière et ses conditions de vies furent difficiles en raison de la faible protection garantie par les lois sur les droits d’auteur de l’époque. Ses mélodies avalent déjà été reproduites et livrées au domaine public quand les lois forent renforcées.
En raison de l’évolution des goôts musicaux de l’époque, sa musique devint de moins en moins populaire. Son dernier recueil, Thr Continental Harmony, fut publié par ses amis, les derniers à le soutenir. Il finit par nettoyer les rues de Boston employé comme fonctionnaire.
Billings mourut pauvre à l’âge de 53 ans, sa musique étant totalement méconnue des musiciens américains. Ses œuvres gardèrent cependant leur popularité dans les zones rurales de Now England qui résistaient aux influences de la musique sacrée encore plus moderne. Quelques oeuvrles de Bitlings turent trouvées dans l’ouest et le sud de l’Amérique car elles figuraient dans les livres de shape-note. Elles restaient en usage dans le sud, participant à la tradition chorale dite "Sacred Hap"(façon d’enseigner la musique avec des notes du différentes formes disposées sur des lignes et espacées de façon précise)
The Stoughton Musical Society, formée par des anciens élèves de William Billings, perpétue cette tradition depuis 200 ans. le compositeur moderne américain, William Schuman, a repris l’anthem de la guerre révolutionnaire "Chester" dans sa propre oeuvre "New England Triptych".
William Tansur
serait né en Angleterre vers 1700, près de Dunchurch, dans le Warwickshire. Compositeur anglais, il écrivit près de 100 hymnes et psaumes ainsi qu’un Te Deum. Il enseigna la musique et la psalmodie dans le sud-ouest de l’Angleterre. il partit ensuite pour Saint Neots où il travailla comme bibliothécaire et enseigna pendant les quarante dernières année de sa vie. On lui doit le manuel A New Music Crammar (1748) qui était encore en usage au XIXème siècle, Il mourut le 7 janvier 1783.
Frederik Melius Christiansen
est né en Norvège, à Eidsveid en 1871. f émigra aux Etats-Unis à l’âge de 17 ans. fi gagna Washburn dans le Wisconsin en plein hiver, souffrant du froid et de la faim. Doué pour la musique, il étudia à Augsburg College et dirigea dans le Twin Cities de Minneapolis et de Saint Paul. En 1897, il rentra en Europe où il suivit trois années de cours au Conservatoire royal de musique de Leipzig. Il enseigna le violon à Minneapolis trois années durant avant d’accepter le poste de directeur du département de musique de Saint Oiaf College, à Northfieid, dans le Minnesota. il tint l’orgue de l’église luthérienne de Saint John, église rattachée à Saint Olaf, jusqu’à sa mort en 1955. En 1907, il réorganisa le choeur de l’église en demandant aux élèves et professeurs de Saint Olaf de chanter avec le choeur de Saint John. il voulait par là améliorer la qualité du chant et faire admettre à l’église son héritage de chorales et de musique a capella. Il considérait sa contribution à la musique non pas comme l’oeuvre d’un génie ou de l’inspiration mais comme le résultat de son dur labeur.

Morten Lauridsen
(né 27février 1943 à Colfax, Washington) est un compositeur américain aux origines familiales danoises. Il a té élevé à Portiand, Oregon et est ailé à Whitman College. Avant d’aller à l’University of Southern California, où il étudiait la composition, Il travaillait comme pompier avec les gardes forestiers à côté de Mt St Helens. f est professeur depuis longtemps et directeur de département de composition à l’University of Southem California et était aussi le compositeur résidant du Los Angeles Master Chorale de 1994 à 2001. Lauridsen écrit de la musique sacrée et profane. Avec celles de James Muihoiland et Eric Whitacre, les œuvres de Lauridsen sont les pies chantées aux Etats-Unis. Son oeuvre de cinq mouvements, « Lux Aeterna » (1997) pour choeur et l’orchestre est devenue très connue aux Etats-Unis avec plusieurs représentations, enregistrements et diffusions à la radio. Ses commandes les plus récentes sont de Harvard University, le San Franciso Bay Brass (cuivres) et pour l’Association des chefs de choeur américain (ACOA) conférence à Los Angeles en 2005.

Eric Whitacre
(né en 1970) est en compositeur américain de musique chorale, pour cuivres et électronique. Diplômé de Juilliard School of Music à New York City, il était étudiant de John Corigliano et David Oiamond. Il a aussi dirigé des concerts en Europe, l’Asie, l’Australie et en Amérique. Whiltacre a commencé sa formation musicale à l’University of Nevada, à Las Vegas. Il a écrit des morceaux comme "Ghost Train Triptych" pour cuivres et plusieurs oeuvres pour choeur. Parmi ses oeuvres pour choeurs, beaucoup utilisent les textes de E.E. Cummings et du poète mexicain Octavie Paz, il s’est marié avec l’israélienne Hua Phtmann, aussi diplômée de Juilliard School of Music. Avant leur mariage, ils partirent en tournée en Allemagne, où ils se réveillaient tous les matins au son des cloches, Whitacre utilisa les notes des cloches pour son quatrième mouvement Snow (la neige) de Five Hebrew Love Songs (Cinq chansons d’amour hébreuses).
Eric Whitacre est un membre fondateur du consortium BCM International avec Steven Bryant Jonathan Newman, et James Bonney, qui veulent enrichir le répertoire avec de la musique indépendante de la pensée traditionnelle ou des clichés idiomatiques En 2004, Monsieur Whitacre a donné la première de son œuvre pour la scène « Paradise Lost ». Whitacre nous dit que c’est en opéra électronique — la musique est un mélange de différents styles incluant la transe, la musique classique, la musique électronique et l’opéra traditionnel.
Jack Halbran
(1916-1997) était un chef de chœur diplômé de Morningside College à Sioux Clty, iowa, et de Northwestern University à Evanston, Minois. Il a formé le Jack Halbran Quartet joua dans plusieurs émissions à la télévision. Après avoir déménagé à Hollywood, il est devenu chef de chœur pour des films, des enregistrements et la télévision. Il était aussi le chef de chœur et l’arrangeur pour le Dean Martin Show pendant neuf ans et pour plusieurs enregistrements de Bing Crosby.
William levi Dawson
né en 1899, est allé à la faculté de Horner lnstitute of Fine Arts, a étudié au Chicago Musical College avec le professeur Felin Borowski puis à l’American Conservatory of Music. Tôt dans sa carrière, Il joua du trombone pour le Chicago Civic Symphony Orchestra. Il enseigna dans le système secondaire public à Kansas City puis au Tuskegee Institute de 1931 à 1956. Le Tuskegee (Alabama) Institute Choir, qui a été fondé par Booker T. Washington, a plus d’un siècle d’existence et une riche tradition de chœur. Booker Washington Insistait pour que le choeur chante des spirituals chaque semaine au service de la prière dans la chapelle, tradition qui continue de nos jours. William Dawson a mené le chœur dans une nouvelle ère en 1932 quand celui-ci a assisté à l’ouverture de Radio City Music Hall à New York City. Parmi ses chansons les plus connues, on trouve : StealAway ; Ev’ry time I feel the Spirit; Swing Low, Sweet Chariot ; Ain’-A that Good News etc.
Muses Hogan
né le 13 mars 1951 à New Urleans, Louisiana, était un pianiste, chef de choeur et arrangeur connu dans le monde entier, Diplômé du New Orlean’s Center for Creative Arts et de I’Oberlin Conservatory of Music dans l’Ohio, il étudiait également au Juilliard School of Music à New York et à Laulsiana State Unlverslty à Baton Rouge. Hogan a commencé son exploration du domaine de la musique chorale en 1980. Il a publié The New Oxford Bock of Spirituals, une grande collection de spirituals, édité chez Oxford University Press. Muses Hogan a trouvé la mort subitement le 11février 2003.
KORRE D. FOSTER
Chef assistant
KORRE D. FOSTER est titulaire d’un Bachelor of Arts d’enseignement de la langue française et d’un Bachelor of Music d’enseignement de la musique vocale à l’université de Millikin Decatur (Illinois). Il poursuit sa formation en direction de chœur à l’université d’Arizona, à Tucson, où il obtient le diplôme d’études approfondies — Master’s of Music —, Il étudie alors le piano avec Bruce Gibbons et Susan Cobb, le chant avec Tim Schmidt et Wanda Brister, la direction de chœur avec Brad Holmes et Brune Chambedain. À Paris, il assiste Jean-Philippe Sarcos dans la direction des choeurs de l’Acadénde de Musique et du Palais royal. li travaille en outre le chant avec Glenn Chambers. Il a reçu l’année dernière la bourse — Harriet Hale Wooley ‘ de la Fondation des États-Unis à Paris. Attiré par la musique de la Renaissance, la musique baroque et la musique tradItIonnelle luthérienne a cappella, Il prépare un diplôme de docteur en Arts musicaux spécialisé en direction de chœur, Son séjour on Franco lui permet d’étudier la musique française de l’époque baroque, plus particulièrement la musique de Marc-Antolne Charpentier. Pour ce, il collabore avec Jean-Philippe Sarcos et Le Palais royal mais assiste aussi aux répétitions de William Christie et des Arts Florissants.
LE PALAIS ROYAL
Après avoir donné plus de 150 concerts avec une dizaine d’orchestre français ut étrangers, Jean-Phllippe Sarcos a fait le choix de travailler avec son propre ensemble professionnel, constitué d’un choeur de jeunes chanteurs spécialisés dans l’interprétation de la musique ancienne et d’un orchestre baroque professionnel, afin d’accomplir un travail en profondeur et présenter des interprétations plus personnelles. Spécialistes du baroque, les musiciens de l’orchestre du Palais royal se sont formés dans les plus grands ensembles de musique ancienne (Musica Antica Köln, La Petite Bande, Les Arts florissant, les Musiciens du louvre,…) Ils louent exclusivement sur instruments anciens et portent une grande attention à l’authenticité stylistique.
De même, les tenues rouge et blanc que revêtent nos chanteurs pour interpréter les œuvres sacrées rappellent celles de leurs prédécesseurs dans les chapelles royales aux XVII et XVIII siècles. Ces mêmes tenues sont encore portées aujourd’hui par les plus grands chœurs de musique sacrée à travers le monde : le choeur de la Chapelle Sixtine à Rome, les prestigieuses formations chorales des cathédrales anglaises, autrichiennes ou allemandes ou même le célébrissime Monteverdi Choir que dirige sir John Eliot Gardiner.
TEXTES LYRICS:
ST. martin
Comme St Martin
Réjouissez-vous Le Sauveur vient, le Sauveur tant annoncé. Que chaque coeur prépare un trône, et chaque voix un chant Il vient libérer les prisonniers, que Satan tient dans ses griffes. Les portes de cuivre s’ouvrent devant Lui, les chaînes de fer s’écartent II vient pour panser le coeur brisé, pour guérir l’âme malade. Et avec les trésors de Sa grâce pour bénir les humbles. Nos joyeux hosannas, Prince de la Paix, proclameront notre accueil pour Toi. Et les arches éternelles du paradis résonneront de Ton nom adoré.
David’s Lamentation
Lamentation de David
Le roi David était endeuillé et ému. Il alla dans sa chambre, sa petite chambre, et pleura Et comme il y allait, il pleura et dit, O mon fils, O mon fils, si seulement Dieu avait voulu que je meure à ta place, O Absalom mon fils, mon fils.
Is Any Afflicted?
Celui qui est dans l’affliction
Que celui qui est dans l’affliction prie. Que celui parmi vous qui est dans la joie chante des psaumes : chantez et composez des mélodies dans vos coeurs pour le Seigneur. Laissez la parole du Christ vous enrichir, enseignez-vous et réprimandez-vous les uns les autres à travers les hymnes, les psaumes et les chants sacrés chantez et composez des mélodies dans vos coeurs pour le Seigneur.
Beautiful Savior
Divin Sauveur
Les rivages sont beaux,
Les forêts le sont encore plus,
Habillés des fleurs du printemps
qui éclot
Jésus est plus beau,
Jésus est plus pur;
Il fait chanter nos esprits malheureux.
Divin Sauveur I Roi des nations I
Fils de Dieu et Fils de l’Homme
Gloire et honneur,
Louange, adoration,
Pour les siècles des siècles soient
Tiens !
Abide with me
Demeure en moi
Demeure en moi, le crépuscule descend vite.
L’obscurité s’épaissit, Seigneur, demeure en moi. Lorsque les aides échouent et les réconforts fuient, aide l’impuissant, O demeure en moi I J’ai besoin de Ta présence à toute heure qui s’écoule. Quoi d’autre que Ta grâce peut déjouer la puissance du tentateur ? Qui peut comme Toi être mon guide et ma demeure?
A travers les nuages et le soleil, Seigneur demeure en moi.
O Toi qui ne varie pas, demeure en moi I Dans la vie, dans la mort, Seigneur demeure en moi ! Amen, amen, amen!
Praise to the Lord.
Chantez des louanges au Seigneur
Béni soit le Seigneur, le Tout-Puissant, le Roi de la création. O mon âme, bénis Le, car il est ton sauveur I Que tous ceux qui entendent approchent
maintenant de son temple, et me
rejoignent en adoration joyeuse.
Béni soit e Seigneur, qui fait prospérer ton œuvre et te défend. Sa bonté et sa tendresse te soutiennent chaque jour. Songe à nouveau à ce que le Tout- Puissant peut faire s’il te donne son amour.
Béni soit le Seigneur Que tout mon être l’adore. Que tout ce qui vit et respire vienne maintenant Le louer I Que son peuple crie à nouveau Amen. Car nous L’adorons avec joie.
La Rose complète
(Les Chansons des Roses)
Rainer Maria Rilke
J’ai une telle conscience de ton être, rose complète, que mon consentement te confond avec mon cœur en fête. Je te respire comme si tu étais rose, toute la vie, je me sens l’ami parfait d’une telle amie. J’ai une telle conscience de ton être, rose complète, que mon consentement te confond avec mon cœur en fête.
Water Night
L’eau de la nuit
Texte original espagnol d’Octavio Paz
La nuit sous les traits des yeux d’un cheval qui tremblent dans la nuit, La nuit sous les traits d’un filet d’eau dans un champ endormi.
Elle est dans tes yeux de cheval qui tremble,
Elle est dans tes yeux d’eau secrète.
Des filets d’eau dans l’ombre, Des filets d’eau d’un puits,
Des filets d’eau de rêve.
Le silence et la solitude,
Deux petits animaux guidés par la lune,
Boivent dans ces yeux,
Boivent dans ces eaux.
SI tu ouvres les yeux,
S’ouvre la nuit aux portes de musc,
S’ouvre le règne secret de l’eau,
Oui jaillit du cœur de la nuit.
Et si tu les fermes,
Une rivière, un courant silencieux et magnifique, t’inonde de l’intérieur, Avance, te fait obscure.
La nuit baigne les rivages de ton âme.
Witness.
Témoin
Qui sera un témoin de mon Dieu? O, je serai un témoin de mon Dieu.
Il y avait un homme parmi les pharisiens, son nom était Nicodème et il ne croyait pas. Celui-là même alla voir le Christ une nuit, il voulait être instruit hors de la vue des hommes. Nicodème voulait savoir comment un homme peut naître alors qu’il est déjà vieux. Le Christ dit à Nicodème, comme à un ami:
« Il faut que tu renaisses. Ne t’étonne pas, situ veux être sage, repens-toi, crois, et sois baptisé.
Alors tu seras un témoin de mon Dieu, L’âme est un témoin de mon Dieu.
Tu as lu l’histoire, de Samson, depuis sa naissance il était l’homme le plus fort qui ait jamais vécu sur terre. lly a très longtemps, dans des temps anciens, il a tué dix mille philistins. Puis le vieux Samson a beaucoup voyagé... Sa force ne fut jamais découverte. Jusqu’à ce que sa femme s’assoie sur ses genoux et dise:
« Dis moi d’où vient ta force, s’il te plaît. »
La femme de Samson parla si bien, que Samson dit : « Coupe mes cheveux. Rase ma tête, qu’elle soit aussi lisse que ta main, et ma force redeviendra celle d’un homme normal. »
Samson était un témoin de mon Dieu,
L’âme est un témoin de mon Dieu.
Il y a un nouveau témoin de mon Dieu I
Mon âme est un témoin de mon Dieu
Ezekiel saw de whee!
Ezechiel a vu la roue
Ezechiel a vu la roue,
Loin là haut au milieu des airs.
Ezechiel a vu la roue,
Loin au milieu des airs.
La grande roue de la foi,
Et la petite roue de la grâce de Dieu
Une petite roue dans une roue,
Loin au milieu des airs.
Fais attention mon frère à la façon dont tu marches sur la croix, Loin au milieu des airs.
Ton pied pourrait glisser et ton âme se perdre, Loin au milieu des airs. Le vieux Satan porte une chaussure de pied bot, Loin au milieu des airs. Si tu ne fais pas attention il la glissera sur toi, Loin au milieu des airs.
Ezechiel a vu la roue,
Loin là haut au milieu des airs.
Ezechiel a vu la roue,
Loin au milieu des airs.
La grande roue de la foi,
Et la petite roue de la grâce de Dieu
Une petite roue dans une roue,
Loin au milieu des airs,
Certains vont à l’église pour chanter et crier, Allelu, allelu, allelu, allelula !
Dans les six mois ils sont tous retournés
Loin au milieu des airs.