Evenements musicaux
Quelques suggestions concernant les évènements musicaux passés et à venir. Concerts vocaux classiques à Paris ou en France. Sélection des meilleurs ensembles
Ensemble de Caelis Festival des forêts Compiègne 5 juillet 2008
Ensemble de Caelis, direction Laurence Brisset Estelle Nadau Caroline Tarrit, Laurence Brisset Lena Orye, Florence Limon Jardins Célestes Festival des forêts Compiègne 5 juillet 2008
Peer Gynt et les Trolls Compiègne 27 juin 2008
Ensemble Instrumental Vibrations, sous la direction de Nicolas Simon Muriel Ferraro, Mezzo-soprano Nicolas Lormeau,Récitant Chœurs de Collégiens
Claire Dagnicourt, Chef de choeur et conception du projet Peer Gynt et les Trolls d'après Peer Gynt d'Edvard Grieg, musique de scène op. 23 Théâtre Impéri
Festival de Saintes du 10 au 20 juillet 2008
L’Abbaye aux Dames de Saintes est un lieu privilégié qui crée rapidement une accoutumance chez le musicien comme le mélomane... Du 10 au 20 juillet 2008
Fête de la musique Banlieue parisienne 21 juin 2008
Une sélection de chorales qui se produiront en Banlieue à l'occasion de la fête de la musique le 21 juin 2008
Choeur Air France Mendelssohn Bach 10 juin 2008
Mardi 10 juin à 21h, le Choeur Air France église Saint Germain des Prés (75006) Psaume 42, Lauda Sion et Da nobis pacem de Mendelssohn et la suite n.2 en si mineur de Bach.
Carmina Burana de Carl Orff Choeur régional Vittoria d'Ile de France 14 juin 2008
Concert au Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines Carmina Burana de Carl Orff Choeur régional Vittoria d'Ile de France, Orchestre Prométhée, direction Pierre-Michel Durand Information et réservation : 01 30 66 33 59
Canta Cuba Rencontres chorales autour de la musique cubaine du 2 au 15 juin 2008
Le chœur Polyphonique de La Havane et les chœurs partenaires présentent en Région parisienne un répertoire a capella de chansons cubaines, latino-américaines et du monde entier. Du 2 au 15 juin 2008
festival de Saint-Denis 2008 du 29 mai au 27 juin 2008
Un programme choeurs exeptionnel cette année avec à l'affiche le Choeur de Radio France,The Monteverdi Choir,Les Éléments, Le Concert d’Astrée et Rolando Villazón, Sequenza 9.3 du 29 mai au 26 juin 2008
Aux marches du Palais Le Poème Harmonique 3 août 2008
Aux marches du Palais Romances et Complaintes de la France d’autrefois Dimanche 3 août, 17 h Eglise de Sainte-Marie-en-Chanois Le Poème Harmonique Vincent Dumestre
Discantus festival Musique et Mémoire 1er et samedi 2 août 2008
L’argument de Beauté / causa pulchritudinis Gilles Binchois (1400-1460) / Polyphonies sacrées et plain chant du XVe siècle Vendredi 1er et samedi 2 août, 21 h Chapelle Notre-Dame du Haut de Ronchamp
Last Refreshed 7/5/2008 9:16:23 AM
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Plans pas chers
Concerts classiques vocaux pas chers sur Paris et partout en France. Des prix raisonnables pour des concerts de qualité: c'est rare mais ça existe
Classique au vert parc floral de Paris Die Singphoniker 10 août 2008
Venu de Munich, cet incomparable sextuor vocal s’est fait notamment connaître dans le monde entier par ses reprises du répertoire des légendaires Comedian Harmonists. S’il n'ont jamais oublié leurs modèles, les Singphoniker sont aussi à l'aise dans la musique dite « légère » que dans la chanson de la Renaissance le Romantisme allemand ou encore la création contemporaine. Leurs concerts sont toujours des événements.dimanche 10 août 2008 14h00 18h00 Le Patio
Agapanthe "Nord" les 1er et 6 juin 2008
C’est un nouveau voyage musical que vous propose le Chœur de Chambre Agapanthe à l’heure des beaux jours : au programme des prochains concerts, retrouvez des chœurs avec piano de Brahms (Catherine Charles, piano), ainsi que des chœurs scandinaves a cappella (Sibélius, Grieg, Stenhammar, Alfven). 1er juin à 17h, Eglise suédoise 6 juin à 20h30, Eglise Evangélique allemande.
Otrente ensemble vocal Fauré Franck Poulenc 7 et 29 juin 2008
Otrente ensemble vocal direction raphaël Pichon Fauré Requiem C. Franck F. Poulenc Motets P.A. Charpy Création 7 juin 2008 20h45 29 juin 2008 17h30
Festival Voix sur berges Paris 10ème 24 et 27 juin 2008
Les 24 et 27 juin 2008, ce festival réunit, sur les berges du canal saint-Martin, dans le jardin Villemin et aux alentours, 120 chorales a capella, ce qui représente près de 3.000 choristes
Chœur de Chambre Arthémys 8 juin 2008
Lieders de Robert Schumann John Anderson - des psaumes de Jan Pieterszoon Sweelinck - Mattina de Philippe Gouttenoire le 8 juin prochain à 16h30 à l'Église Saint-Joseph des Épinettes (Paris 17e)
Last Refreshed 7/5/2008 9:16:23 AM
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Accueil > Ma discotheque
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Titre du disque: Wonderful Town/ Bernstein /Rattle/ Berliner Philarmoniker
Auteur: Rattle
ISBN: 2052299
Prix: 25,99 €
Editeur: Euro Arts
Date Publication: 6/1/2005
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Splendide Candide !
Oeuvre(s) : Wonderful town de BERNSTEIN
Direction musicale : Sir Simon RATTLE
Interprète(s) : Kim CRISWELL, mezzo-soprano ; Andra McDONALD ; Thomas HAMPSON ; Wayne MARSHALL
Ensemble(s) : European Voices
Berliner Philharm
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Bernstein par Rattle à Berlin pour la Sylvestre : une giga teuf !
C’était le 31 décembre 2002 à la Philharmonie de Berlin. Karajan est mort depuis plus de 10 ans. Sir Simon Rattle, pas encore 50 ans, a été choisi par les musiciens pour succéder à Abbado à la direction des Berliner Philharmoniker. Quatre mois après le concert inaugural il programme, non sans un certain culot, « Wonderful Town » de Leonard Bernstein pour la Saint-Sylvestre. Il connaît bien cette œuvre, comédie musicale hommage au New-York des années 30, qu’il a déjà enregistrée en 1999 à Birmingham. Un CD déjà miraculeux. Le DVD de ce concert spectacle est encore plus extraordinaire. La salle de Sharoun ressemble ce soir là à une boîte de nuit avec des spots tournants de toutes les couleurs. Dès le début, Rattle emmène tout le monde avec lui, musiciens comme public, et il ne nous lâche plus. La distribution très proche de celle du CD EMI est de très haut niveau. Et le moins qu’on puisse dire est que Kim Criswell, Audra McDonald, Brent Barrett et Thomas Hampson ont du métier et de l’abattage. Les London Voices de Birmingham devenues European Voices à Berlin, mais toujours préparées par Simon Hasley, ne sont pas les derniers à prendre un plaisir évident et communicatif à cette fête. Chaque pièce qu’elle soit dédiée à un chanteur, à l’orchestre, au chœur ou à un ensemble est un morceau d’anthologie. Quel bonheur de voir Klaus Stoll, plus habitué à jouer Bruckner, se déhancher avec sa contrebasse ou de reconnaître l’hautboïste Albrecht Mayer faisant tanguer son instrument encore plus que dans Brahms. Le public berlinois est manifestement aux anges et le montre bruyamment. Et Rattle, au charisme si évident, savoure avec jouissance mais modestie cette réussite qu’il sent prendre, se construire et qu’il orchestre de main de maestro. Sans parler du final qu’il suscite au micro en un bel allemand et qui verra se mêler dans une conga « cubaissime » jubilatoire, le public très chic mais qui s’approprie avec beaucoup de naturel (qu’on n’aille plus dire qu’il est coincé) cette salle décidément géniale, les chanteurs et membres du chœur qui grimperaient aux rideaux s’il y en avait, le premier violon Guy Braustein debout en train de jouer et qu’on a vu parfois moins détendu, la belle altiste Julia Gartemann tout sourire aux lèvres et des confettis plein les cheveux… et le regard …et tant d’autres. Sans parler de la petite touche finale, so british, que je vous laisse découvrir. Du très grand art, derrière lequel on sent un immense travail et un très grand professionnalisme, mais aussi une joie incroyable de faire, de donner et de partager ! ! Et si c’était le secret ? ? Ce DVD est du concentré de bonheur. A acquérir et à faire découvrir d’urgence à ceux et celles que vous aimez. Merci Sir Simon ! ! On vous attend à Paris quand vous voulez… Wilkommen ! !
Gilles LESUR
Saint Silvestre à Berlin
Il y a trois ans, les abbadiens étaient à Berlin pour assister au concert de Saint Silvestre et passer dans l’an 2000 avec Claudio Abbado, qui dirigeait un concert appelé « Lauter Finali », composé de finals de célèbres pièces musicales et d’air berlinois très connus. Nous avons décidé de revenir cette année, pour voir comment Sir Simon Rattle avait conçu ce concert traditionnel de fin d’année. Mais la présence abbadienne à Berlin signifiait aussi avant tout un hommage à l’orchestre, et la marque de notre fidélité et de notre amitié. Certes, venir à Berlin sans pouvoir entendre l’orchestre dirigé par Claudio Abbado nous a rendus un peu mélancoliques et nostalgiques, mais « prima la musica » !!
Le “Silvesterkonzert” des berlinois ne nous a pas déçus: au contraire, il fallait y assister!! Sir Simon Rattle dirigeait un programme composé de chansons et d’extraits de « musicals » de Kurt Weill, George Gershwin et surtout Leonard Bernstein, vrai protagoniste d’une soirée consacrée essentiellement aux lyrics de son « musical » écrit en 1953, Wonderful Town, qui raconte la conquête de New York par deux jeunes filles venues de l’Ohio, en pleine Amérique profonde. Outre les Berliner Philharmoniker dirigés par Sir Simon Rattle auxquels étaient adjoints des musiciens solistes habitués du genre (Wayne Marshall au piano, Ian Wood à la trompette, le Rashèr Saxophone Quartet et Andreas van Zoelen au saxophone), on a pu apprécier le chœur « European Voices », fondé par Sir Simon Rattle, et des chanteurs spécialistes de « musical » comme Audra Mc Donald, Kim Criswell, Brent Barrett, Timothy Robinson et naturellement Thomas Hampson, qu’il est inutile de présenter, aussi à l’aise dans l’opéra, le Lied, que le « musical ». Lumières, néons, spots multicolores, fumigènes faisaient de la salle l’antichambre de Broadway. Le tout était chorégraphié par Candace Allen.
Le spectateur averti pouvait noter quelque changement depuis la dernière visite : un nouveau design pour les programmes, un nouveau magazine d’information au format « News magazine », avec des interviews et des nouvelles de l’orchestre, la librairie réaménagée dans un coin du foyer et libérant l’espace central, des projections sur les murs…nouveau chef, nouvelle époque !!
Le sens d’un programme de ce type apparaît clairement : il s’agissait in primis de créer les conditions d’une grande fête ! Mais aussi de proposer au public de comprendre les deux sources du « musical », d’une part la source américaine avec Gershwin, d’autre part la source allemande, et même berlinoise, avec Kurt Weill : Bernstein constitue la résultante de ces deux cultures, lui qui non seulement a composé le « musical » par excellence – West Side Story – mais qui, de l’autre côté du spectre, a aussi imposé dans le grand répertoire classique l’interprétation des œuvres de Gustav Mahler, devenu aujourd’hui inévitable. Bernstein aussi qui a tant œuvré pour la paix, tant travaillé avec les jeunes, en Amérique (Tanglewood), en Allemagne (Schleswig Holstein) et qui last but not least, dirigeait il n’y a pas si longtemps une Neuvième de Beethoven au pied des ruines du mur de Berlin, à quatre cents mètres de la Philharmonie.. De plus, un titre comme Wonderful Town (la ville merveilleuse) ne pouvait que rappeler la situation de Berlin, qui - au milieu de mille difficultés - se transforme à grands pas et redevient la ville ouverte et tolérante qu’elle fut toujours, tout en retrouvant son caractère unique de grand centre de production et de diffusion culturelle. Les Berliner Philharmoniker apportent leur pierre à l’édifice : en faisant entrer le musical dans leur répertoire, à l’occasion d’un concert aussi symbolique que le « Silvesterkonzert », ils pointent une des racines importantes de Berlin aujourd’hui – comme la Valse à Vienne qui passe forcément par les Wiener Philharmoniker à l’occasion du très traditionnel concert du Nouvel An – et soulignent les liens étroits entre le répertoire léger et le grand répertoire classique : Weill, Gershwin, Bernstein sont des personnages à la frontière, musiciens transversaux et donc ouverts au monde, vers tous les publics, vers le futur : quelle belle idée que de les offrir au public berlinois, comme ce sera le cas dans deux ans pour Gershwin au Festival de Pâques de Salzbourg !
Le concert débutait par l’ouverture de Candide, de Leonard Bernstein, Candide, qui traverse un monde chaotique pour trouver à la fin du parcours son jardin, le travail et la production de richesse ! Une musique extraordinaire de dynamisme, de précision acrobatique, de rythme. Tout Bernstein est là : le sens de la mélodie et du rythme, l’appui sur le répertoire classique, la plénitude et la rondeur du son, l’utilisation ciselée des cuivres et des vents…Et Sir Simon Rattle démontrait d’emblée que dans ce répertoire, il est irremplaçable, tant il entraîne musiciens et public par sa gestique, sa manière de se mouvoir, de suivre chaque musicien, son sourire qui rappellent de manière si forte la présence magnétique de Leonard Bernstein sur le podium.
Les solistes se sont exhibés ensuite dans des chansons de Kurt Weill, non pas de la période berlinoise, mais de la période américaine : Thomas Hampson a ouvert avec “Dirge for two Veterans”, de Four Walt Whitman songs, voix large, chaude, aux aigus un peu difficiles le 30 décembre, plus éclatants le 31, puis deux extraits de « Street Scene », un air lyrique chanté avec grande élégance par Timothy Robinson, et le sextuor loufoque « Ice Cream Sextet », à la gloire de la crème glacée, qui permettait tout à la fois une présentation globale des solistes de la soirée et qui faisait entrer le public dans le monde de la joie et du burlesque.
La seconde partie, dédiée à trois airs de Gershwin chantées par Audra Mc Donald, silhouette fascinante, voix chaude, technique parfaite : L’air de Porgy and Bess “My Man’s Gone Now” nous a décidés d’emblée à réserver la période de Pâques 2005, pour aller écouter l’œuvre à Salzbourg, tant l’orchestre nous a impressionnés. Après « Ask me Again », la troisième chanson, le fameux “Fascinatin’Rhythm”préparait le public pour l’extraordinaire Wonderful Town qui allait suivre.
Wonderful Town: une heure et dix minutes de chœurs, chansons, ballets, au rythme diabolique imposé Sir Simon aux Berliner et par l’incroyable Kim Criswell au chœur et aux solistes ! Sir Simon Rattle a déjà enregistré pour EMI ce musical avec à peu près la même distribution, il est familier de l’œuvre. Dans la Philharmonie décorée comme pour un spectacle de Broadway, avec l’habituel espace réservé à l’évolution des artistes pour les représentations en semi-stage, initiative née sur la suggestion de Claudio Abbado, nous assistons à une fête décoiffante et débridée, avec ses moments de rire (la chanson irrésistible “One Hundred Easy Ways to Lose a Man”- cent recettes faciles pour perdre un homme – ou bien la leçon de danse « Conga », toutes deux portées par Kim Criswell, une vraie meneuse à la voix aux multiples facettes et à l’entrain naturel communicatif) ses moments plus lyriques (« Ohio », l’air très célèbre ou « My Darlin’Eileen », chanson irlandaise des immigrés) ses moments romantiques (« A little bit in love » ou bien « It’s love », chanté de manière inouïe par Thomas Hampson, à la voix chaude de Crooner, large de baryton basse et à l’aigu triomphant. La tension ne tombe jamais et c’est une succession d’airs, de danses, de chœurs, dans une mise en espace minimale, mais très efficace, grâce à un chœur exceptionnel qui chante et qui danse avec une ductilité et un rythme uniques (par exemple pour « Conga », où la fantastique Kim Criswell emmène tout ce beau monde comme une véritable meneuse de Revue). Inutile de dire que dans un répertoire qui n’est pas celui auquel ils nous ont habitués, les Berlinois démontrent non seulement leur professionnalisme et font encore preuve de leur précision légendaire, mais ils affichent une authentique et juvénile joie de jouer : Il faut souligner l’ardeur des cuivres incroyables, mais aussi du clarinette solo, appelé à interpréter une partie soliste extraordinaire dans l’intermède “Ballet at the Village Vortex”, mais surtout leur sens de l’à propos, leur humour et leur engagement durant toute la soirée. Sir Simon dirige tout avec son éternel sourire, son habituelle exubérance et une précision diabolique à laquelle rien n’échappe.
Le final est totalement inattendu : Sir Simon, après avoir présenté ses vœux et les vœux de l’orchestre au public, invite la salle (2000 personnes) à danser au rythme sud-américain de « Conga », demandant aux spectateurs de hurler « Conga » à son signal, en même temps que l’orchestre : le bis commence donc et les artistes et le chœur descendent dans la salle et invitent manu militari tous les spectateurs à les suivre dans une immense farandole qui parcourt tous les niveaux de la Philharmonie, Sir Simon danse en dirigeant, couvert de serpentins de guirlandes et de fleurs, les musiciens dansent et jouent debout : c’est ainsi que se clôt le concert dans la joie, la folie, et le triomphe absolu de tous les artistes.
Une telle soirée, complètement inattendue, n’aurait pas été possible sans l’évolution d’un orchestre complètement rajeuni et sa totale disponibilité : évolution imprimée et stimulée par Claudio Abbado durant ses douze années à Berlin. Jamais une soirée pareille n’aurait été possible auparavant : Claudio Abbado a ouvert les portes, et a livré à Sir Simon Rattle un orchestre prêt à d’autres expériences, commencées depuis septembre, notamment en direction des élèves des écoles primaires (Le Sacre du Printemps, dirigé dans la banlieue berlinoise, et dansé par 200 enfants des écoles) . Ainsi se confirme l’évolution initiée par Claudio Abbado : d’un côté, Vienne, pôle de la grande tradition classique, et de l’autre Berlin, pôle de l’ouverture à la modernité : deux pôles d’excellence nécessaires à faire vivre la musique dans sa perfection.
Nous sommes allés ensuite saluer le chef et les musiciens, tous heureux de voir les abbadiens présents à cette grande fête, Sir Simon très cordial se souvenait de la rencontre à Vienne avec un groupe d’Abbadiens et la photo qui en fut prise, et a plusieurs fois exprimé son désir de voir le CAI présent souvent à Berlin. Tous les musiciens que nous avons rencontrés ont exprimé leur satisfaction de nous voir et évoqué les moments passés avec Claudio Abbado, auquel vont nos pensées et nos vœux, et l’incroyable impatience de tous à attendre ses prochains concerts, dans le même esprit festif qui régnait à Berlin en cette fin d’année.
| | Leonard Bernstein:
Ouverture de "Candide" Kurt Weill: Dirge for two veterans (Thomas Hampson) Street Scene (Brani) Lonely House (Timothy Robinson) Ice Cream Sextet (Audra Mc Donald, Kim Criswell, Brent Barret, Timothy Robinson, Karl Daymond, Thomas Hampson)
George Gershwin: Three Songs (Audra Mc Donald) My Man's Gone Now (From Porgy and Bess) Ask me again Fascinatin' Rhythm (From Lady, Be Good)
Leonard Bernstein: Wonderful Town (Extraits) Audra Mc Donald, Kim Criswell, Brent Barret, Timothy Robinson, Karl Daymond, Thomas Hampson
Ian Wood (tromba) Rashèr Saxophone Quartet Andreas van Zoelen (Saxophon) European Voices Berliner Philharmoniker Sir Simon Rattle
La chronique du Wanderer N°14
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